Nouveau tracé contournement Est

nouveau-contournement-Rouen-est

Comment économiser la construction de 2 viaducs avec le même kilométrage d’autoroute construit  raccourcir le trajet d’A13 à A28  , en protégeant totalement les sites prévus de franchissement de la Seine des Authieux et celui des deux amants et en évitant quasiment toutes habitations .

En ne faisant pas le contournement , comme le souhaitent de nombreux élus ?

NON , en faisant ce fameux contournement , qu’appellent de leurs vœux beaucoup d’autres élus et responsables économiques .Garder un trajet le plus écolocompatible de Quincampoix au Nord de Pitres puis au lieu de franchir la Seine au Manoir prendre une direction Est Ouest  en passant au dessus du virage de la voie ferrée Paris Rouen puis au Nord de l’usine de pâte à papier (ex MREAL) et enfin suivre la dite voie jusqu’à A13 à Sotteville sous le Val. Historiquement une sortie d’autoroute était prévue à cet endroit et les terrassement ont été réalisés il y a 30 ans !

Avantages :

1 ) On évite donc la construction du viaduc du Manoir sur la Seine et ses immenses rampes d’accès , au coût considérable , de même on évite le passage très contesté par Léry et le massacre de la foret de Bord  , poumon de la zone Val de Reuil- Louviers .

2) En examinant le projet du contournement ,l’un de ses principaux intérêt serait de raccorder les parties Nord et Sud de L’A28  .  Le tracé proposé dans ce document est plus court d’une dizaine de kilomètres !

3) Comme on raccorde l’A13 à 6 km au nord d’Incarville ,  très proche de Tourville ,et de la sortie Oissel avec son accès à la rocade sud, il est pratiquement inutile de construire le viaduc des Authieux et les 6 km d’autoroute , dont le coût n’est pas non plus négligeable sur l’ensemble du projet , sans parler de l’impact visuel et sonore …

4) les concepteurs du projet gardent toute latitude dans la partie Seine maritime , mais arrivant dans l’Eure il serait nettement plus en phase avec la vision des élus locaux et surtout de la population .

Inconvénients :

Le trajet Quincampoix Incarville plus long de 6 km soit un trajet augmenté de 3 à 4 minutes.

Des groupes constructeurs de viaducs déçus , sources de pression amicales…

CONTOURNEMENT EST DE ROUEN ET LIAISON A28 A13
Le Potard Normand

Commentaires :

Bingo 25/04/2017 18:39 @ed
La problématique principale de Rouen c’est de supprimer le trafic de transit Nord -Sud passant par le centre (pont Mathilde puis tunnel de Grand’Mare) : le schéma proposé répond bien
Pour le trafic Est Ouest entre vers la ZA (future) Seine Sud : il y a déjà la Sud III venant du pont Flaubert ou du Port de Rouen qui est raccordée à une branche à 2×2 voies débouchant sur l’A13 en passant par le Rd Pt des colonnes (sortie Oissel). Mais vous n’avez pas l’air d’en tenir compte.
Il n’y a donc aucun enclavement de cette Zone, De Plus on pourra exploiter toute la surface de cette friche urbaine pour les entreprises, puisque qu’une grosse partie ne sera plus occupée pour des accès à la rampe pour conduire au viaduc vers Port St Ouen (il y aura juste une simple desserte circulaire en « marguerite » à aménager pour desservir les entreprises à installer et à raccorder au Rd Pt des Vaches).
ed 10/04/2017 22:56
Le gros inconvénient de cette proposition de trcé et la non prise en compte de la problématique Rouennaise. Sans ce barreau pas de périphérique, Zone Seine Sud non desservie et rocade sud deja en service finira en cul de sac.
Eiffel 22/03/2017 15:21
Merci APACHE qui défend cette simplification du tracé depuis 2012. Il faut dire aussi qu’on aura plus besoin de péage car avec un parcours en 2×2 voie express limité à 90-110 plus court de 40% en longueur avec moins de viaducs à construire (donc pas autoroutier), on rentrera dans le budget actuellement prévu par l’Etat, la Région Normandie et le Département Seine Maritime (sans l’Eure moins impliquée sauf par le désenclavement de la vallée de l’Andelle vers l’A13 qui sera facilité avec cette solution puisqu’il ne sera plus nécessaire de passer par le pont de Pont de L’Arche comme c’est le cas actuellement).
Faisons comme les Londoniens : quand on veut éviter que le trafic ne rentre en ville, on fait en sorte de pénaliser ceux qui veulent y rentrer MAIS inversement, on facilite ceux qui prennent le périphérique, donc on ne leur impose pas de péage pour les dissuader de le faire (Ils sont pas si fous ces anglais !

Un tracé court contre la variante « préfet-rentielle ».

Carte-IGN-CONTOURNEMENT-7_11_2012

Carte du contournement Est du Grand Rouen proposé par APACHE (tracé de la liaison directe A28-A13 en trait plein bleu) en remplacement du tracé « préfet-rentiel » de la DREAL soumis à une concertation publique en 2014 (tracé long de 41.5km en pointillé rouge), ce dernier incluant : un barreau vers le Rond Point des Vaches par les Authieux + un barreau Eurois vers Val de Reuil le long de la forêt de Bord dévastateurs pour l’environnement et non conformes aux objectifs fonciers du futur PLUi

Au cours de la réunion du COPIL (comité de pilotage) qui s’est tenue le 19 octobre dernier, le préfet, M. Bousquet, a exprimé sa préférence pour une variante du Contournement Est (liaison A28-A13 et barreau de raccordement au rond-point des Vaches). Sans surprise, le tracé initial passant par les Coteaux de Saint-Adrien a été abandonné en raison d’un contentieux possible avec les autorités de Bruxelles en matière d’environnement. Parmi l’ensemble des variantes étudiées par les services de l’Etat, celle préconisée par le préfet (PSO, Port Saint-Ouen) tangente la N15 sur Gouy entre Ymare et le village des Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen pour ensuite couper ce dernier en deux avant d’enjamber la Seine par à un grand viaduc à 2×2 voies au-dessus de Port Saint-Ouen. Comme on pouvait le craindre, cette proposition méprise les enjeux humains et ce, malgré les mises en garde répétées de l’Association APACHE (Association Préservons un Air de Campagne aux Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen et son Environnement) et des élus locaux. Si ce projet devait être imposé en l’état et sans concertation, ce serait au prix d’un gâchis humain et environnemental  insupportable : familles expropriées aux Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen, habitations surplombées par un viaduc à Port Saint-Ouen, nombreuses entreprises détruites à Oissel sans compter la stérilisation de terres à forte valeur agronomique et le lot inévitable de nuisances chimiques et sonores découlant d’une circulation intense. Cette tentative de passage en force est d’autant plus incompréhensible qu’elle va à l’encontre des propres paroles du préfet qui déclarait lors de sa conférence de presse du 24 septembre : « toute variante qui ne ferait pas consensus tombe automatiquement « .

Comment espérer un consensus lorsque l’on bafoue aussi manifestement l’avis des « petits élus » qui ont pris clairement position contre le tracé du Préfet ? A l’évidence, la doctrine suivie par la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) « Eviter, réduire, compenser » ne vaut que pour la préservation de la biodiversité. On peut dès lors sacrifier sans vergogne un ou plusieurs villages et ses habitants ainsi que dénaturer durablement environnement et cadre de vie. Consciente de cette menace potentielle mais soucieuse des impératifs de développement socio-économique, l’association APACHE s’est mobilisée dès 2006. Plutôt que de s’opposer systématiquement à toute forme de projet routier, l’association a opté pour une démarche proactive consistant à rechercher un consensus qui fait défaut depuis plus de trente ans et ceci au travers d’une large concertation avec les élus et décideurs régionaux de Seine-Maritime et de l’Eure. Un tracé alternatif a émergé et s’est affiné au fil des entretiens et contributions des différents interlocuteurs pour aboutir finalement à une solution consensuelle. Schéma du tracé alternatif proposé par APACHE « 2ter min ». Ce tracé court présente de nombreux avantages : il rempli la double fonction de relier l’A28 à l’A13 tout en permettant le contournement de Rouen par le sud. Il réduit significativement les impacts humains et environnementaux en utilisant des terrains préemptés depuis de nombreuses années. Il limite les coûts de réalisation grâce à la réduction du nombre de kilomètres à construire et d’ouvrages d’art dispendieux (gain net de 10 km par rapport à la variante « préfet-rentielle »). Le tracé s’affranchi en particulier du grand viaduc devant traverser la Seine avec une forte pente en virage ce qui représente un danger sérieux vis-à-vis des riverains du Port Saint-Ouen situés en contrebas. En effet, à la lumière de l’accident survenu le 29 octobre sur le pont Mathilde, il est impensable de vouloir dérouter le trafic poids-lourds pour faire passer les matières dangereuses dans une zone habitée avec les risques majeurs de propagation d’incendie que cela représenterait ! Finalement ce tracé porté par APACHE s’inscrit dans le contexte actuel (jumelage rail –route –fleuve en partie sud sur l’Axe Seine) tout en anticipant sur les projets de développement à long terme et les besoins exprimés par les maires des communes concernées. Toutefois, jamais la DREAL n’a semblé vouloir lancer les études nécessaires sur ce tracé alternatif pourtant porteur d’avenir pour notre territoire. Incapable de se remettre en cause et ayant déjà englouti près de 4 millions d’euros dans l’étude de 34 variantes, la DREAL s’est contentée de relayer le mot d’ordre du préfet consistant à faire en sorte « que le projet désormais avance  vite« . Il est grand temps qu’une concertation soit menée en toute transparence par les services de l’Etat via un nouveau débat public qui mettra en lumière l’ensemble des options possibles dont l’alternative proposée par l’association APACHE en liaison étroite avec les élus locaux. En effet, si les citoyens sont en droit d’attendre de leurs « grands élus » des solutions concrètes et réalistes à leurs problèmes de transport quotidiens, sans hypothéquer pour autant leur environnement et leur avenir, ils entendent aussi être consultés afin de ne pas être mis devant le fait accompli. L’association APACHE veillera à ce qu’un véritable débat puisse s’instaurer de manière constructive et défendra ses positions jusqu’au bout pour refuser « le fait du Prince » et faire émerger rapidement a contrario ce tracé court.

L’impact de la pollution sur les enfants enfin démontrée.

On pouvait le redouter mais on en n’avait pas la certitude «fondée sur les preuves». Tel n’est plus le cas. Il faut désormais compter avec la démonstration faite que les enfants en bas âge qui habitent à proximité de routes à fort trafic ont un risque accru de développer un asthme ou des infections de la sphère ORL ; démonstration faite, aussi, que ces enfants sont plus sensibles aux allergènes alimentaires. Telle est, schématiquement, la conclusion d’une vaste étude publiée dans le dernier numéro du Journal européen de pneumologie (ERJ).1 Ce travail original a été mené auprès de plus de 4000 petits Hollandais depuis leur naissance jusqu’à l’âge de quatre ans. Elle se fonde sur l’évaluation de leur niveau d’exposition aux polluants de l’air et ce en fonction de leur lieu d’habitation.
En forte augmentation dans tous les pays industrialisés ces trente dernières années, l’asthme est la maladie chronique la plus fréquente chez l’enfant, selon l’Organisation Mondiale de la Santé. Si les causes de cette épidémie ne sont pas encore parfaitement élucidées, divers facteurs liés à l’environnement sont de plus en plus pointés du doigt. Et notamment la pollution de l’air due au trafic routier, à laquelle a choisi de s’attacher l’équipe internationale qui publie ses conclusions dans le prochain numéro de l’ERJ.
«De nombreuses études ont certes démontré que les polluants de l’air pouvaient exacerber un asthme préexistant, mais il est moins évident que ces polluants puissent véritablement provoquer un asthme ou des maladies allergiques chez les jeunes enfants» observe le premier auteur de cette publication, Michael Brauer (Ecole d’hygiène environnementale et professionnelle ; Université de Colombie Britannique, Vancouver, Canada). Travaillant en collaboration avec ses collègues néerlandais des universités d’Utrecht, de Rotterdam et de Groningen, ainsi qu’avec ceux de l’Institut national de la santé publique et de l’environnement, M. Brauer a conduit ses travaux sur une importante cohorte prospective de jeunes enfants néerlandais et ce en utilisant en outre une méthodologie très originale.
Dénommée PIAMA (Prevention and incidence of asthma and mite allergy), cette cohorte prospective a inclus 4146 enfants recrutés dès avant leur naissance, au deuxième trimestre de la grossesse de leur mère, et habitant diverses communes des Pays-Bas. Outre les données classiques émanant soit des questionnaires de santé remplis par les parents, soit de prélèvements sanguins, les chercheurs ont évalué le niveau d’exposition aux polluants automobiles de chaque participant, en fonction de son lieu de résidence.
Les auteurs de ce travail ont procédé à des mesures de trois variables sur quarante sites : le dioxyde d’azote, les particules fines (PM 2,5) et les suies, témoins de la pollution diesel.
Puis, grâce à un modèle mathématique utilisant un système d’information géographique (SIG), l’équipe a pu estimer le niveau d’exposition aux polluants subi par chaque enfant à son domicile. En cas de déménagements, c’est l’adresse au moment de la naissance qui a été prise en compte, afin d’obtenir le niveau d’exposition du tout début de la vie.
Aujourd’hui, avec un recul de quatre ans, Michael Brauer constate une proportion accrue d’asthme, de sifflements bronchiques (wheeze), d’infections ORL, de rhumes et de grippes chez les enfants vivant à proximité de routes à fort trafic. Le risque relatif de ces manifestations pathologiques est multiplié par 1,2 à 1,3 ; ces résultats confirment ceux obtenus par la même équipe alors que ces enfants n’étaient âgés que de deux ans. Il apparaît d’autre part, chez les enfants les plus exposés à cette pollution et pour lesquels ont pu être effectués des dosages sanguins d’IgE, une hypersensibilité à des allergènes alimentaires. «Les conséquences de cette hypersensibilité (qui, à cet âge, n’est pas forcément synonyme d’allergie) nécessitent toutefois d’autres investigations, concède Brauer» souligne-t-on auprès de l’ERJ. Une nouvelle analyse de cette cohorte est d’ores et déjà en cours, avec cette fois huit ans de recul comme objectif.
«Cette étude met bien en évidence les effets à long terme de la pollution sur les jeunes enfants, et montre l’importance d’une réduction du niveau d’exposition au tout début de la vie et même pendant la grossesse. Elle montre aussi l’urgente nécessité, par-delà la régulation des émissions au niveau des pots d’échappement, de séparer les grands axes des lieux d’habitation et de travail» souligne Michael Brauer.
Cette étude va faire date, estime Michael Jerrett, professeur associé de santé publique à Berkeley (Université de Californie) qui signe un éditorial dans le même numéro de l’ERJ. «Ces résultats augmentent notre certitude que la pollution de l’air contribue au développement de maladies respiratoires chez l’enfant» estime-t-il. Ce spécialiste américain souligne la puissance de ce travail, et salue sa méthodologie originale, à savoir le suivi longitudinal d’une cohorte et une modélisation étendue de ses expositions aux polluants. En relevant l’un des principaux enseignements du travail de Brauer et de ses collègues (le fait que la pollution est délétère dès la vie intra-utérine), il rappelle que ses effets continuent après la petite enfance, et qu’elle affecte le développement des poumons jusqu’à l’adolescence. «Cette étude comble un certain nombre de faiblesses de la littérature scientifique disponible aujourd’hui sur ce sujet» conclut-il.
Ainsi donc voilà, tout simplement expliqué, en quoi certaines des avancées thérapeutiques collectives qui restent à faire sont bien au-delà de la seule compétence du corps médical ; en quoi aussi elles sont d’essence éminemment politique.

Bibliographie 1 Brauer M, Hoek G, Smit HA, et al. Air pollution and development of asthma, allergy and infections in a birth cohort. Eur Respir J 2007;9. 02.05.2007 3109